samedi 29 juillet 2017

[Cinématographie] To The Bone

Date de sortie 14 juillet 2017 sur Netflix (1h 47min)
De Marti Noxon
Avec Lily Collins, Keanu Reeves, Carrie Preston plus
Nationalité Américain

"Ellen a 20 ans et est anorexique. Elle a passé la plus grande partie de sa vie à suivre différents programmes afin de se soigner. Déterminée à l'aider, sa famille l'envoie dans un centre spécialisé dirigé par un médecin non conventionnel. Surprise par les règles du centre et charmée par son nouvel entourage Ellen va tenter de se reconstruire et s'accepter."
Au moment où nous faisons connaissance avec Ellen, sa maladie est déjà bien présente. Le film n'aborde pas vraiment les raisons profondes de ses troubles alimentaires et s'oriente plus sur une question centrale : Au fond, veut-elle vivre ?

Je connais un peu l'univers des TCA (troubles du comportement alimentaire), en tous cas certaines facettes de très près. En prenant ça en compte, mon avis sur le film est assez mitigé.

Pour commencer, j'ai aimé Lily Collins dans le rôle d'Ellen et l'ai trouvée convaincante. (Elle-même passée par le même genre d'épreuves que son personnage, elle était parfaite pour ce rôle.) Keanu Reeves lui donne la réplique à travers un médecin faisant également office de figure paternelle et ce duo fonctionne plutôt pas mal.

Il existe de nombreux troubles différents et To the bone est surtout centré sur le cas d'Ellen (principalement l'anorexie mentale). On voit parfois d'autres petites choses à travers les personnages présents au centre du Dr. William Beckham mais rien de très poussé. Il me semble important de préciser que la réalité est bien plus complexe que ce film. Bien plus brutale également.

Certains personnages sont assez clichés, de même que la situation familiale d'Ellen ou encore certaines scènes (que je ne veux pas divulguer pour éviter de spoiler). Ce qui permet d'apporter une touche assez légère, drôle parfois. Je crois que le but est de rendre le film moins dur, en tous cas cela diminue à l'écran les effets ravageurs et noir que peuvent avoir les TCA. Très probablement pour le rendre accessible à un plus grand publique et toucher plus de monde. Pour certaines personnes, il y a des scènes qui peuvent sembler difficiles à regarder, mais je continue à dire que tout ceci reste tout de même "plus beau" que la réalité.

Je suis également restée sur ma faim concernant l'aspect psychologique et social, j'aurais aimé entrer un peu plus dans la tête des personnages. Connaître leurs pensées et ce qu'ils ressentent à certains moments.
Par exemple, la sœur d'Ellen (jouée par Liana Liberato ) m'a beaucoup touchée et je trouve dommage de ne pas avoir développé un peu plus ses sentiments face à la situation.
En revanche, j'ai aimé toutes les images et métaphores parsemées un peu partout, la scène dont est extraite la dernière image de mon article est particulièrement belle.

En résumé : C'est un film beau et pertinent pour une approche douce de la maladie. Mais il ne faut pas oublier que la réalité est encore plus sombre et difficile.

Pour finir, je voulais simplement laisser quelques mots à quelqu'un qui se reconnaîtra : Même si on ne se le dit pas souvent toutes les deux, j't'aime fort.

samedi 22 juillet 2017

[Cinématographie] The Circle

Date de sortie 12 juillet 2017 (1h 50min)
De James Ponsoldt
Avec Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega 
Adapté du roman du même nom de Dave Eggers.

"Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c'est une opportunité en or ! Tandis qu'elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l'entreprise, Eamon Bailey, l'encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l'éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l'avenir de ses amis, de ses proches et de l'humanité tout entière…"

Avant tout, je précise que je n'ai pas lu le livre.

The Circle est un film qui souhaite pousser les limites du monde ultra-connecté dans lequel nous vivons. Il est ici question de montrer la frontière très fine entre les aspects positifs et néfastes des réseaux sociaux et des nouvelles technologies.
Certaines scènes en présentent les avantages, d'autres les dérives plus que négatives. Le personnage d'Emma Watson (Mae) semble lui même assez perdu et indécis face à cela une bonne partie du film. Un peu comme nous finalement. Par exemple, nous sommes conscients de l'impact des réseaux sociaux (entre autres) sur la vie privée et paradoxalement, nous sommes nombreux sur Facebook.

Tom Hanks
(Eamon Bailey) est vraiment bon dans son rôle de tête d'entreprise façon gourou avide de "pouvoir". Avec son attitude faussement "cool" et son aisance dans les discours, c'est un cliché réussi, en fait.
Ce qui me fait également penser à toute cette réflexion autour de l'entreprise que transmet le film : La pression imposée (même furtivement) par l'employeur, la pression sociale (concernant les parents de Mae par exemple, pour ceux qui ont vu le film). Le besoin d'être très bon, voir même le meilleur. La surveillance constante. Les cadeaux qui n'en sont pas réellement. Le burn out. La manipulation. Tout ceci abordé avec une certaine légèreté, comme si c'était presque "normal" dans le monde du travail.

The Circle pousse l'idée d'exposition de la vie privée assez loin. La conception même de consentement est biaisée et le libre arbitre devient quelque chose d'abstrait. Pourtant, beaucoup n'en prennent pas conscience et c'est ce qui est représentatif de la réalité. De façon générale nous rendons nous vraiment compte du fonctionnement de notre société ? Sommes nous vraiment libres de nos choix ? Le progrès et les avancées technologiques sont ils vraiment une bonne chose ? Ce film conduit à pas mal de questionnements à travers un scénario simple mais efficace. En résumé, je l'ai trouvé intéressant.

jeudi 20 juillet 2017

[Mélodies] Chester Bennington - Linkin Park - Numb

Parce que j'ai écouté ce groupe encore et encore pendant mon adolescence.
Parce que cette chanson était spéciale.
Parce que la voix de Chester Bennington me donne des frissons.
Parce que leur musique m'a donné tant d'émotions à l'époque. (Et même encore maintenant, en fait.)
Parce que c'est beaucoup de souvenirs.
Aujourd'hui, je me sens vraiment bizarre.

RIP Chester Bennington.

samedi 5 novembre 2016

[Ailleurs] Boucles d'oreilles "Soul" par Oxyde Jewelry.



Aujourd'hui, je viens vous parler bijoux : En effet, j'ai passé commande chez Oxyde Jewelry et je souhaite vraiment présenter cette boutique sur mon blog.
Oxyde Jewelry est une boutique de bijoux réalisés à la main. Chaque modèle est moulé dans des moules réalisés par la créatrice et malgré cette méthode tous les bijoux ont leurs particularités, leurs propres aspérités. Ce qui les rend uniques.

Notre créatrice se prénomme Rozenn. En effet, si vous n'êtes pas nouveau sur mon blog ce prénom doit vous évoquer quelque chose. Il s'agit bien de la même demoiselle dont je parlais récemment dans la catégorie "grimoires" avec "Notre-Dame de la Mer".
Illustratrice, écrivaine et créatrice, tous ces univers sont bien différents mais également fusionnels. Lorsque l'on est plongé dans son monde, on comprend le lien très fort qui existe entre ces disciplines. C'est bel est bien un univers global qui ressort, son propre univers.
Mais pour en savoir plus, je vous invite à regarder la page "à propos" du site.

Revenons-en à ma commande : J'ai jeté mon dévolu sur une paire de boucles d'oreilles : "Soul" (Âme). Les mots qui me viennent en les voyant sont : brute, froid, lune, sombre, mystique, ésotérique.. De quoi me faire craquer.
Elles sont faites d'un mélange à base de béton et de résine. Les attaches sont en acier inoxydable (parfait pour mes soucis d'allergie).

Le tout arrive dans une boîte cartonnée préparée avec soin. Elle même expédiée sous enveloppe bulle, bref aucun risque de casse et c'est joliment présenté.

Même si leur taille peut laisser penser le contraire, elles sont très légères. Je les porte souvent et ne les trouve pas gênantes.


J'aime vraiment ce mélange, entre sorcellerie et esprit plus industriel, brute.


Pour terminer, je vous laisse à nouveau le site de la créatrice : OXYDE
Petite info : Une nouvelle collection se prépare même pour le début d'année prochaine...


dimanche 16 octobre 2016

[Cinématographie] Miss Peregrine et les Enfants Particuliers.

Date de sortie : 5 octobre 2016 (2h 07min)
De : Tim Burton
Avec : Eva Green, Asa Butterfield, Samuel L. Jackson
Genres : Aventure, Famille, Fantastique
Nationalités : Américain, Belge, Britannique
Titre original : Miss Peregrine's Home For Peculiar Children

Miss Peregrine et les enfants particuliers est l'adaptation d'un roman écrit par Ransom Riggs publié en 2011.

Synopsis :

"À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs …  et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre "particularité" peut sauver ses nouveaux amis."
Mon avis :

Pour commencer, il me semble utile de préciser que je n'ai pas encore lu le livre du même nom. Mais je compte bien y remédier et lire la trilogie avant la sortie du prochain film !

Je ne peux donc pas juger de la fidélité de l'adaptation, mais je peux déjà affirmer avoir beaucoup apprécié le visionnage.
On voit quelques faux raccords et des petites choses qui manquent d'explications, mais cela n'a pas gâché ce bon moment passé au cinéma pour autant.
Je suis ravie de retrouver Tim Burton dans un univers qui lui ressemble plus que ses derniers films à mes yeux. J'ai enfin retrouvé un peu de cette touche Burtonienne et pas mal de références à l'univers du réalisateur. "Big Fish" et "Edward aux mains d'argent" me sont venus plusieurs fois en tête et est clair que les sujets principaux du livre de Ransom Riggs collent vraiment à ceux qui animent les films de Mr Burton.

Jacob est emporté dans cet univers grâce aux histoires racontées par son grand-père, ce qui rappel aisément "Big Fish" et l'importance de la figure paternelle mêlée au monde de l'imaginaire.
Il est ici question d'enfants ayant des particularités, des différences qui les conduisent à vivre en marge de la société. Société elle même dépeinte comme un environnement insipide, stéréotipé et  peuplé de gens au jugement facile. Difficile de ne pas penser à "Edward aux mains d'argent".
Bref, à mes yeux cette histoire correspond bien à l'univers de Tim Burton. (D'ailleurs, en parlant de Mr Burton, ouvrez bien l’œil..)
J'ai beaucoup apprécié les acteurs dans leurs rôles respectifs. Il me semble que Miss Peregrine est plus âgée dans le livre, mais n'ayant pas lu ce dernier et étant sous le charme de l'actrice, j'ai trouvé Eva Green charismatique dans ce rôle.
Les deux "enfants" principaux, Jacob et Emma (respectivement Asa Butterfield et Ella Purnell), forment un joli duo. Les autres n'en sont pas moins convaincants et toute cette petite clique donne envie de les rejoindre.
Le méchant de l'histoire, Barron joué par Samuel L Jackson aurait gagné à avoir un peu moins d'humour et de cabrioles. À mon sens, il aurait été bien plus flippant avec une attitude plus froide et sombre. Je suis curieuse de voir comment est réellement le personnage dans le livre.
Mais ce dernier point ne fait pas de ce méchant un être sympathique pour autant. Et l'ensemble du film reste plutôt sombre malgré le publique souvent visé. Des enfants peuvent avoir peur de certaines scènes, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je craignais vraiment de me retrouver face à une histoire vraiment trop niaise et joyeuse. C'est donc une bonne surprise.

Je n'ai pas pu m'empêcher également de songer au film "Le Labyrinthe de Pan". Cette idée de monde fantastique pour imager une époque difficile, la violence, la guerre et le rejet de la différence.. Mais je ne pense pas que la fin de tout ceci soit la même que dans "Le Labyrinthe". L'idée m'a souvent effleurée l'esprit pourtant.
Pour finir, tout comme le présageait la bande annonce, ce film est très esthétique. J'ai adoré les décors, l'ambiance générale et ce qui se dégage des personnages. C'est beau, coloré et sombre à la fois. Joyeux mais aussi très noir par moments. Un joli mélange.